L'affaire Dreyfus
L’affaire Dreyfus est l’une des crises les plus graves de la troisième république française au moment où le conflit entre la France et l’Empire Allemand se réveillait. C’est à l’origine une simple affaire d’espionnage, devenue politique, judiciaire et militaire puis finalement antisémite, nationaliste et religieuse. Elle porte le nom du capitaine Alfred Dreyfus qui est la « victime » de cette...
Synthèse sur Dreyfus (écrite moi-même à partir d'informations sur internet)
En septembre 1894, un agent français indicateur du service du contre espionnage français récupère, dans une corbeille de bureau, une lettre anonyme d’un auteur se présentant comme un officier français envoyant à son correspondant des informations et des documents sur la défense française. Après études de similarités d’écritures les soupçons sont portés sur le capitaine Alfred Dreyfus, alsacien d’origine juive. Félix Faure décide d'arrêter Dreyfus et de le déférer devant un Conseil de guerre. Dreyfus est arrêté le 15 octobre 1894. Le 31 octobre, son arrestation est dans la presse. Le 2 novembre, les poursuites judiciaires sont à son encontre. Les allemands refusent de le reconnaître comme l'un de leurs agents. En décembre 1894, il clame son innocence. Le 22 décembre, Dreyfus est condamné à la dégradation militaire et à la déportation. Le 25 novembre, Émile Zola, convaincu de l'innocence de Dreyfus, publie un article dans Le Figaro, puis le 13 janvier 1898, il publie en première page de L'Aurore, un article intitulé : J'accuse, adressé au président de la République Félix Faure, article qui fait l'effet d'une bombe. Le général Billot porte plainte contre Zola qui passe devant les Assises de la Seine du 7 au 23 février. Un mouvement dit dreyfusard se forme pour défendre Alfred Dreyfus. Parmi ces derniers, des hommes de lettres (Émile Zola, Octave Mirbeau, Anatole France) et de sciences, qualifiés d'intellectuels, catholiques ou libres-penseurs, et de nombreux protestants tels que Raoul Allier. Certains formeront la Ligue française pour la défense des droits de l'Homme et du citoyen. Jean Jaurès défendra aussi Dreyfus, publiant le 11 octobre, dans La Petite République, un article intitulé Les Preuves. Un ministre de la Guerre (le général Chanoine) le défendra aussi. Les antidreyfusards, soutenus par les conservateurs, des modérés et des nationalistes, pensent soit que Dreyfus est réellement coupable, soit qu'une révision du jugement n'est pas opportune dans les conditions morales et militaires de la France de l'époque. La hiérarchie de l'église catholique, dans le but de porter un coup décisif à la République et permettre ainsi un retour à l'ancien régime, se range résolument dans le camp des antidreyfusards.Le 16 février 1899, le président de la République Félix Faure (hostile à la révision du procès) meurt, il est remplacé par Émile Loubet. Alfred Dreyfus débarque le 1er juillet 1899 en France et se présente le 8 août devant le Conseil de guerre à Rennes. Le 8 septembre, la cour rend son jugement : il est reconnu coupable de trahison et condamné à dix ans d'emprisonnement. Préférant éviter un troisième procès, le président Loubet, accorde sa grâce présidentielle à Dreyfus, le 19 septembre. Dreyfus n'est pas pour autant innocenté. Entre temps a lieu l'affaire du « Fort Chabrol », dernier coup d'éclat des antidreyfusards. Il faut attendre le 12 juillet 1906 pour que la Cour de cassation annule le jugement de Dreyfus. Ainsi, Dreyfus est complètement réhabilité. Il n’a pas eu la promotion qu’il désirait dans l’armée, qu’il aurait d’ailleurs eue s’il n’avait pas été condamné, démissionne de l’armée. Officier de réserve, il participe à la guerre de 1914-1918 et meurt en 1935.