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Jeudi 22 mai - 21h53

Magazine / La mort du rock français ... vraiment ?

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La mort du rock français ... vraiment ?

Cet article vient à la suite de l'article "le péril du rock français". On a vu à travers un article pas très objectif comment le rock français vient à disparaître de l'avant de la scène.

Commençons par citer les Plastiscines qui ont traités dans l'article précédent. On parlait d'un succès international, mais pourquoi ce groupe remporte-il ce succès alors que le rock français s'exporte si mal ? La réponse est très simple, l'ensemble aux 4 femmes chante en anglais. Malgré quelques chansons francophones ces filles se sont fait connaître avec leurs interprétations anglaises. Autre particularité; ce groupe innove en jouant un nouveau style de rock appelé "rock chic". Pas si nouveau que ça diront certains, puisque le mouvement existe déjà depuis un moment, mais ce qui pousse les Plastiscines au devant de la scènes est le fait que le "rock chic au féminin" est très apprécié. Il est rare de voir un groupe féminin, et ces filles ont trouvé le style dans lequel elles pouvaient percer sans se faire passer pour des garçons manqués. Mais le rock français, qu'est-ce que c'est ? Si ça doit être en français les Plastiscines n'en font pas partie, mais c'est un autre débat.

Nous reprenons le court de notre article sur le rock français, l'article précédent annonçait son péril. Mais il faudrait être plus objectif vis-à-vis de ce fait. Le rock français disparaît de la surface, c'est un fait indéniable, mais il ne meurt pas. C'est simplement la centralisation sur les majors (grands labels de maisons de disques). Vous souvenez-vous du groupe Kinito ? Un groupe qui avait réussi à percer avec un chanson qui racontait sa galère pour trouver un de ces labels qui aurait pu lui faire confiance. C'est après cette chanson que le major Capitol s'est intéressé à ce groupe de Fontainebleau. Pour ce qui n'y connaissent pas grand chose, Capitol c'est entre autres Radiohead (récemment devenus indépendants), Yellowcard, Saosin, ou ,pour sortir du rock, la popstar Kylie Minogue. Après un premier album atteignant timidement les 5 000 ventes, le groupe s'est vu arrêté son contrat (3 albums sur 5 ans) à cause d'une chanson parlant justement de ce monde des majors.
Ces entreprises "ne parlent pas de musique mais de chiffres" témoignent les artistes. Ce qu'on sait moins c'est la véritable culture rock. Apparemment l'auteur du précédent article ne se représente que les groupes régies par l'argent que demandent les maisons de disque. La véritable culture rock est "underground". C'est dans les bars à spectacle que naissent les groupes que l'on connaît. Et il suffit de faire un tour régulier dans ces institutions pour se rendre compte que le rock français est bel et bien vivant, mais il reste (au regret de certains) réservé à une certaine gente.

Pourquoi cela reste-t-il aussi "underground" ? Les radios nationales sont également régies par cette loi de l'argent. C'est le monde capitaliste, mais nous n'allons pas débattre à ce sujet, là n'est pas la question. Le service public propose une chaîne appelée " le mouv' ". Elle a pour slogan "l'esprit rock" mais ça ne reste qu'un slogan. Cette radio compte une émission au nom de "les indés" qui font un classement des artistes indépendants. Mais indépendants ne signifie pas nouveau groupe. Radiohead peut très bien faire partie de ce classement. Le rôle du service public serait de faire découvrir la nouvelle scène française, mais au lieu de cela, la chaine pense aux subventions percues grace aux majors qui, ces dernières, payent les radios afin de se voir accorder leur clémence et de voir leurs chansons diffusées un minimum. Certes les droits de diffusion des chansons sont toujours payées par les radios, mais des avantages non négligeables sont tirés des majors.

Le résultat est que la scène du rock français reste inconnu du grand public. Inconnu ne signifie pas inexistant, cette nuance reste importante car un jour peut-être, le rock français refera surface. Mais ne croyons pas que les anciens groupes comme Téléphone ou Noir Désir se sont fait une grande place à l'international. Le vieux rock('n'roll) français est aujourd'hui par des "plus tout jeunes" comme Johny Hallyday qui lui-même ne s'est pas vendu des masses à l'étranger ... Les musiciens qui percent le plus à l'étranger ne sont pas forcément ceux qu'on pense. Alizée a eu beaucoup plus de succès dans le reste de l'Europe que les groupes ou chanteur cités précédemment.


Notre rock peine à s'exporter ? Oui, mais il n'est pas mort, et il n'a pas bougé tant que ça depuis l'apparition de ce qu'on considérer aujourd'hui comme rock français.
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