Basket Academy
Si sur notre bon vieux continent européen le football semble être un des sports les plus appréciés, ce n’est pas forcément la cas dans le monde entier et particulièrement aux Etats-Unis, pays si cher …ba aux américains !
Là- bas en effet, le soccer comme il se fait appeler, n’a pas vraiment la même popularité et pour cause, le public américain lui préfère des sports comme le hockey sur glace , le baseball mais aussi et surtout le basket-ball.
Véritable institution outre atlantique, il faut dire également que ce magnifique sport a su nous proposer son lot de spectacles avec de merveilleux joueurs comme Kareem Abdul-Jabbar, Magic Johnson, Michael Jordan, Minh Nguyen Van (qui a du se retirer suite à un ongle cassé). Les dribbles, dunk et autres alley hoop sont donc entrés dans le quotidien des américains et chaque match rassemble sans mal des milliers de spectateurs. Nous sommes là dans la ligue de la NBA (National Basket-ball Association), celle qui est diffusée à travers le monde entier mais sachez que tous les basketteurs ont tut d’abord débuté à l’université et plus précisément à la NCBA.
C’est une ressource relativement importante pour toutes les équipes qui recrutent chaque saison les meilleurs éléments et c’est donc un véritable challenge qui s’offre à tous ces rookies. Une équipe en particulier fait énormément parler d’elle, celle des Polytechniques d’Ohio qui s’est offert le luxe de remporter le championnat universitaire à 3 reprises, sacré palmarès ! Ce succès, l’équipe le doit beaucoup à son coach Roy McCornick (Martin Lawrence), professionnel reconnu dans le milieu. Néanmoins, son attitude arrogante ne plait cependant pas à tout le monde mais il faut dire qu’il y a de quoi douter de son intégrité quand on le voit.
Plébiscité par tout le monde, Coach Roy est devenu une véritable coqueluche des médias et ceci aux dépens même de son équipe. Il n’est donc pas rare de voir celle-ci disputer des matchs avec comme seul coach une bande enregistrée par Roy ce qui n’est pas chose commune. Coach Roy est également réputé pour son attitude parfois agressive au bord du terrain et ce dernier match va d’ailleurs sonner le glas puisqu’il va tout simplement tuer accidentellement la mascotte de l’équipe adverse. Voilà la goutte d’eau qui fait déborder le vase et les dirigeants de la NCBA décident donc d’agir en conséquence en le bannissant à vie du poste d’entraîneur au sein de la ligue.
Heureusement, son agent Tim Fink (Breckin Meyer) relève une clause qui lui permet d’avoir une dernière chance de se raccrocher à son poste. Pour cela, il doit faire de nouveau ses preuves en tant que Coach et c’est dans le modeste collège de Mount Vernon qu’il va réapparaître ;un choix pas tout à fait anodin puisqu’il s’agit de son ancienne école. Voilà donc le lieu idéal pour relancer sa carrière ! Idéal ? Ce n’est pas si sur quand on voit que les meilleurs joueurs de l’équipe sont One Love (Eddy Martin), un garçon obsédé par son look et la propreté de ses splendides chaussures ou encore Ralph (Steven Anthony Lawrence) qui vomit à chaque fois qu’il est nerveux. Heureusement, Keith Ellis (Oren Williams) semble lui être un joueur d’avenir mais cela suffira t-il pour le mener jusqu’au bout de ses objectifs ?
C’est bien connu, après les fêtes de fin d’année, on a tous besoin de se détendre et surtout de se reposer avec pourquoi pas un petit film au cinéma ! Après avoir couru à travers les nombreux magasins pour faire vos cadeaux, dégusté les très bons repas en famille et surtout fêté comme il le faut le début de l’année 2006 ; accordez-vous un bon moment. D’ailleurs nul doute que les distributeurs de ce film avaient cette idée en tête en programmant la sortie de ce film pour le début du mois de Janvier, moment propice pour attirer des spectateurs encore peu exigeant.
Cette comédie saura t-elle vous divertir suffisamment ? Voici la question à laquelle je vais tenter de vous aider à trouver une réponse et peut être vous convaincre ou non d’aller le voir. Comme en témoigne si bien le titre (très original) du film,le sujet principal sera donc le basket-ball, sport ô combien vénéré chez l’Oncle Sam et qui draine des millions et des millions de dollars (demandez donc à mon pote Tony Parker). En plus de ça, qui retrouve t-on à l’affiche ? Notre cher Martin Lawrence qui a pris une carte de fidélité dans les comédies parfois drôles et surtout parfois très difficiles à digérer. Ceux qui ont déjà eu l’occasion de voir un long métrage avec ce comédien savent de qui je veux parler à savoir qu’il a l’habitude de faire son show et donc on aime ou pas.
Pour ma part, je trouve quelquefois que ses prestations manquent de retenue, on a trop tendance à s’appuyer sur son One Man Show pour nous faire rire, ce qui n’est pas toujours gagné. Dans ce film, on retrouve donc un peu le même schéma mis à part le fait qu’il partage ici l’affiche avec quelques enfants malgré tout, il reste bel et bien la vedette du film. Une autre preuve de ce que j’avance puisque l’acteur se permet en plus de jouer un second personnage assez extravagant que vous devinerez très vite si vous faites preuve de perspicacité. Dès les premières minutes, on voit bien que Martin Lawrence sera la star et pourtant ce qui m’a davantage fait rire c’était tout de même bien ces adolescents qui découvrent pratiquement le basket-ball.
Ainsi, leur apprentissage par ce nouveau coach fourmille de bonnes ides (parfois peu orthodoxes) et certaines scènes sont plutôt marrantes mais… (ah vous l’attendiez ce mais hein ?). Les bonnes intentions de ce film sont vites balayées par la mièvrerie et le classicisme de l’histoire qui ne nous réserve aucune surprise, pire encore il est bien trop prévisible. Le coach qui reprend en main une vraie fausse équipe, qui redécouvre les vraies vertus d’entraîneur et enfin une femme qui en tombe amoureuse ; ce sont là des choses vues et revues.
Pas de nouveautés à l’horizon donc avec ce film dont le suspense est réduit à néant dès les premiers instants, pas vraiment de quoi pavoiser dans les salles de cinéma. Mais alors que doit-on attendre de ce film ? Des stars de la NBA ? Passez votre chemin scélérats car vous ne verrez rien de tout ça et encore moins de matchs tonitruants comme on pourrait en voir sur Canal + avec les commentaires de sieur George Eddy. N’oubliez pas que les personnages sont de simples collégiens hélas pas encore suffisamment grands pour nous gratifier de magnifiques dunks alors pas grand-chose à se mettre sous la dent.
Pour conclure cet article, nous dirons qu’en ce début d’année, ce film tente de profiter de la bonne humeur ambiante du public post-fêtes de fin d’année (superbe expression !) pour tenter sa chance en salles. Comédie grand public, Basket Academy ne brille pas par son scénario ni par rien d’autre mais peut-être séduira t-il les fans de Martin Lawrence et les amateurs du ballon orange. Si vraiment vous devez payer votre place de cinéma plein pot, je ne peux que vous conseiller de ne pas manquer les pubs et les bandes-annonces pour tenter de rentabiliser le prix du ticket et encore…