Mais avant tout, il faut faire une différence entre la vie d'un auteur et son style.
Premièrement, parce que Céline s'auto-qualifiait d'être un 'écrivain du style', et secondement, parce que penser un écrivain incapable d'écrire sur quelque chose qui est étranger à lui-même, c'est clairement sous-estimer son pouvoir de création et d'imagination.
Il ne faut pas se formaliser sur ce que Céline a pu penser a une époque.. Pour ceux qui veulent des précisions sur l'antisémitisme de Céline, je vous conseil d'aller chercher vers son Entretien avec Albert Zbinden, 1957. Céline reste malgré tout l'un des meilleurs auteurs de ces 2000 dernières années, il ne faut pas l'oublier.. Pour faire une analogie, l'un des opéras les plus apprécié des jeunes (si il y en a ) a été commandé par le régime nazi.. Comme quoi de mauvaises intentions aboutissent parfois à des choses magnifiques.. Et les pamphlets de Céline, le sont.. Il faut parfois savoir oublier le fond.
Article mal écrit, plein de fautes et pas que d'orthographe!
D'abord Céline n'était PAS antisémite à la fin de sa vie ! Il est mort en 1961 et sa "période antisémite" n'a duré que de 1937 à 1941 à travers des pamphlets controversés qui ont été réimprimés lors de l'occupation sans qu'il ne s'y oppose. Bagatelles pour un massacre (1937), L'École des cadavres (1938), deux de ces pamphlets, connaissent un grand succès : il y étale un racisme radical mais aussi la création d'une armée franco-allemande et une apologie de Hitler qui n'a aucune visée contre la France.
Mais Céline, bien qu'"antisémite", n'appartenait pas aux groupe fascistes qui pronaient ce genre d'idées: par exemple, après la défaite et l'occupation de la France, Céline rédige un troisième pamphlet Les beaux draps (où il dénonce non seulement les Juifs et les francs-maçons mais aussi la majorité des Français, soupconnés de métissage) mais aussi demande une réduction du temps de travail, pour commencer à 35 heures, idée révolutionnaire qui n'apparait en France que 50 ans plus tard. Bien évidemment ce genre d'écrit déplait au régime de Vichy si bien qu'il met le livre à l'index.
Céline avait tout simplement peur de la guerre, il pensait que Hitler allait amener la paix en Europe grâce à son armée, quitte à sacrifier quelques juifs (je tiens à préciser que je ne cautionne pas ce genre d'idée... je ne fais qu'exposer ce qui est !) car ce jeune écrivain avait souffert lors de la guerre de 14-18. D'autant plus que Céline ne supportait pas son père et critiquait cette manie qu'il avait toujours de mettre ses échecs sur le dos des juifs !
Mais tu as raison: Céline révolutionne bien le récit romanesque traditionnel, jouant avec les rythmes et les sonorités, dans ce qu'il appelle sa « petite musique ». Le vocabulaire à la fois argotique et scientifique, familier et recherché, est au service d'une terrible lucidité, oscillant entre désespoir et humour, violence et tendresse. Révolution stylistique et réelle révolte se tiennent les coudes dans ses romans. Cest un génie, un salaud de génie ! Mais un génie !
Un génie qu'il faut lire !
Premièrement, parce que Céline s'auto-qualifiait d'être un 'écrivain du style', et secondement, parce que penser un écrivain incapable d'écrire sur quelque chose qui est étranger à lui-même, c'est clairement sous-estimer son pouvoir de création et d'imagination.